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Quatre nouveaux FNB BMO basés sur des fonds communs

Christian Charest

Christian Charest : Pour Morningstar ici Christian Charest

À la fin du mois de mai, BMO a lancé quatre nouveaux fonds négociés en bourse qui sont en fait des versions FNB de stratégies qui existaient déjà sous forme de fonds communs de placement -- trois fonds d'obligations et un fonds thématique. Pour en parler j'ai avec moi aujourd'hui M. Alain Desbiens, directeur auprès de FNB BMO.

Alain, merci d'être avec nous aujourd'hui.

Alain Desbiens : Bonjour Christian.

CC : L'idée de prendre des fonds communs et de les offrir sous forme de FNB n'est pas nouvelle mais ce n'est pas quelque chose qui est très répandu au Canada, du moins parmi les grands fournisseurs de FNB. Est-ce que c'est quelque chose qui va faire partie de votre stratégie à l'avenir?

AD : C'est sûr que c'est quelque chose de différent de ce que l'on a fait jusqu'à date. Je dirais que c'est plus l'inverse qu'on a fait, on a pris certains de nos fonds négociés en bourse et on les a amenés du côté de l'industrie des fonds communs. Quelques exemples de ça, surtout du côté de nos fonds d'options couvertes comme ZWB, ZWC, ZWE et ZWH, on a amené des versions fonds communs dans l'industrie. On est un des premiers fournisseurs aussi à prendre certains de nos FNB et bâtir des portefeuilles – on en a une trentaine. Donc jusqu'à date ce qu'on a fait était beaucoup plus prendre des FNB et les mettre sur d'autres plateformes, de fonds communs, de fonds distincts. On a plusieurs portefeuilles de FNB sur des plateformes de fonds distincts.

Là on fait l'inverse. On amène plusieurs nouveautés dans ces quatre FNB. Il y a deux stratégies qui existaient déjà du côté des fonds communs à revenu fixe que l'on amène dans les fonds négociés en bourse. Notamment notre fonds d'obligations de base plus, qui existait déjà du côté des fonds communs, qui est 5-étoiles Morningstar, que l'on a amené du côté des FNB qui s'appelle le ZCPB.

Aussi, on avait déjà une entente avec PIMCO. On avait un fonds, le Fonds d'obligations mondiales stratégiques, et on l'a amené aussi du côté des fonds négociés en bourse avec le symbole ZGSB. Bonne nouvelle pour les Canadiens et les Canadiennes du côté de notre fonds de base plus, est qu'on a baissé nos frais de gestion. Ça je pense que c'est une tendance qu'on va voir du côté des FNB, lorsque les gens prennent des séries qui existent déjà du côté des fonds communs, on va les amener du côté des fonds négociés en bourse, on va regarder l'univers, et je pense que c'est un gros avantage pour les investisseurs professionnels, c'est qu'il y a une réduction des frais de gestion, autant dans la catégorie F que du côté des FNB.

Ce que l'on voulait faire aussi, parce qu'il y a à peu près trois ans, on a acheté F&C, qui est Foreign & Colonial, qui était une des plus, sinon la plus vieille firme de gestion au monde basée en Europe, on a décidé d'amener une de leurs stratégies du côté de la gestion des titres à revenu fixe, qui s'appelle le Fonds d'obligations mondiales multisectorielles (ZMSB) et de l'amener autant du côté des fonds communs que des FNB.

L'autre stratégie, c'était vraiment d'amener une stratégie qui nous était demandée du côté des fonds négociés en bourse, qui existait déjà du côté des fonds communs : notre BMO Fonds leadership féminin sous le symbole WOMN. Et encore une fois, bonne nouvelle pour les Canadiennes et les Canadiens, on a baissé les frais de gestion de notre classe F.

CC: Dans le cas du Fonds leadership féminin en particulier, les frais du fonds négocié en bourse sont environ la moitié de ceux du fonds.

AD : Trente-cinq points de base. Mais les deux maintenant ont été réajustés. Ce sont les mêmes frais du côté des classe F que du côté des FNB. Pour nous c'est très important qu'il y ait les mêmes frais d'un côté comme de l'autre.

CC : Pourquoi avoir choisi ces quatre fonds-là en particulier?

AD : Si j'y vais du côté du Fonds leadership féminin, c'était vraiment pour permettre aux Canadiennes et Canadiens d'investir avec conviction à peu de frais. Ça nous était vraiment demandé. Ça entre pour nous, je dirais, dans le côté ESG, donc l'investissement avec conviction. Et on pensait qu'on pouvait l'offrir à la fois du côté des fonds communs et du côté des fonds négociés en bourse. C'est un fonds d'actions nord-américaines, et ça nous était demandé énormément. On fait beaucoup de conférences, BMO croit beaucoup dans l'avancement des femmes dans le secteur financier. Et c'est la demande qu'on recevait le plus du côté thématique.

Du côté des titres à revenu fixe, l'industrie a bien changé. BMO l'an dernier est devenu le plus gros gestionnaire au Canada de FNB à revenu fixe. On est huitième au monde. ZAG est le plus gros FNB de titres à revenu fixe au Canada. Il réplique le FTSE TMX. L'an dernier, dans les cinq FNB les plus achetés au Canada, du côté indiciel, c'étaient cinq FNB BMO. Du côté de la gestion active, l'an passé, quatre étaient du côté des actions privilégiées. Il y a eu une pléthore de nouveaux produits qui sont sortis en gestion active. C'est important de savoir que les actions privilégiées sont dans la catégorie du revenu fixe. Et cette année, c'est vraiment un gros changement, c'est moins du côté de la gestion active pour les prefs, mais c'est beaucoup plus du côté de la gestion active pour les titres à revenu fixe. Et ça c'est très important. On voulait offrir aux gens une possibilité de continuer à investir avec précision du côté canadien, du côté américain, et même du côté émergent avec notre gamme de FNB. Mais on voulait offrir aussi des mandats qui étaient beaucoup plus ouverts, qui étaient difficilement répliquables sous forme de FNB ou même avec cinq, six, sept ou même huit FNB. Et c'est la raison pour laquelle on a amené les trois mandats : un du côté du revenu fixe canadien, un du côté du revenu fixe mondial et l'autre du côté du haut rendement mondial.

CC : Et est-ce que vous prévoyez lancer d'autres fonds communs sous forme de FNB?

AD : Il y a beaucoup de choses sur la planche à dessin, mais je dois dire en ce moment, Christian, on est rendus à 105 fonds négociés en bourse. C'est beaucoup. Il y a 700 FNB au Canada, et on en parle avec les investisseurs professionnels, avec les conseillers, de plus en plus les gens nous demandent de ne pas simplement lancer des produits financiers, mais de donner un contexte. Et de plus en plus c'est ce qu'on essaie de faire par des outils, je le mentionne souvent pour les investisseurs professionnels et les conseillers, on a une belle plateforme qui s'appelle le Tableau de bord des FNB BMO.

Et on a lancé plusieurs nouveaux outils, dont un nouvel outil qui s'appelle Rajuster votre portefeuille obligataire, pour que les gens puissent comprendre dans quel contexte est-ce que je prend un FNB qui est indiciel du côté du fixe, et dans quel contexte je pourrais prendre un FNB à gestion active, par quelques questions -- notamment est-ce que je veux avoir de la gestion active, est-ce que je veux de la gestion passive, est-ce que je veux mélanger les deux, est-ce que comme investisseur j'ai un degré de conviction sur la prochaine année; plus j'ai de conviction et plus je peux aller indiciel, moins j'ai de conviction et plus je peux aller du côté de la gestion active – pour comprendre toujours ce que l'on achète, pourquoi on l'achète, c'est le gros enjeu. Si on a un point de vue sur l'économie on peut être plus précis sur les obligations de sociétés ou à rendement élevé. Si on pense que les banques centrales vont augmenter les taux, l'avantage des FNB indiciels est qu'ils nous permettent d'aller chercher des durées très courtes. Si on est plutôt baissier du côté obligataire, il y a les obligations à très long terme ou les obligations du Trésor américain qui sont accessibles.

Mais ce qui est important, c'est que pour l'investisseur qui est sensible aux frais, les fonds négociés en bourse continuent d'être un élément important. La semaine prochaine on baisse les frais de gestion pour notre ZAG à huit points de base. Donc tu vois qu'il y a toujours encore un impact du côté indiciel. Les frais baissent de plus en plus, mais le gros avantage pour les Canadiens : la gestion active aussi baisse de plus en plus. Donc on veut continuer d'offrir de l'indiciel, du bêta judicieux, on a toujours eu beaucoup de gestion active du côté des actions, nos FNB de covered calls, notamment, qui sont réputés actifs, nos FNB à dividendes, nos FNB de faible volatilité. Là, évidemment, on amène notre expertise du côté de BMO à Londres, à Toronto, et on fait un partenariat avec PIMCO, le plus gros gestionnaire de FNB mondial du côté du revenu fixe. On s'associe avec eux comme plus gros gestionnaire de fonds négociés en bourse de titres à revenu fixe canadien, pour offrir une de leurs solutions dans le marché canadien.

CC : C'est utile pour les investisseurs qui choisissent leurs propres placements par l'entremise du courtage à escompte.

AD : Et ça baisse les frais de gestion pour tout le monde. Et on le voit de plus en plus du côté indiciel. Comme je disais, ZAG va être offert à huit points de base. Tu me diras « c'est un point de base de moins » mais c'est un point de base gagné. Mais on a vu qu'en amenant certains fonds communs du côté des FNB, on a baissé les frais de gestion des classes F et on a baissé les frais de la solution des FNB. Je pense qu'on va voir beaucoup plus ça cette année du côté des titres à revenu fixe.

CC : Alain, toujours un plaisir de t'avoir avec nous.

AD : Merci beaucoup Christian.

CC : Pour Morningstar ici Christian Charest, merci de nous avoir écouté.